Le biographe, votre compagnon de route irremplaçable !

Sauf si vous décidez d’écrire seul votre biographie, au cas où vous en auriez le temps et les compétences, le biographe est votre interlocuteur incontournable.

Son rôle est bien sûr de recueillir et de retranscrire vos souvenirs. Mais pour cela, il vous donne ce qu’aucune machine ne pourra vous offrir : son empathie et son savoir-être…

Une écoute active féconde et unique

Par son écoute active et bienveillante, par son silence et ses questions, le biographe vous aide à fouiller dans votre mémoire pour en retirer le meilleur, ou encore, à mieux préciser une idée ou un souvenir… Du fait de son innocence – il ne connaît pas a priori votre histoire et n’y est pas impliqué – il vous aide à revenir sur ce qui vous paraît être une évidence mais que vos lecteurs ne comprendront pas forcément. Jouant en quelques sortes le rôle de miroir, il vous aide aussi à mieux vous découvrir et à mieux cerner la cohérence de votre histoire et son fil rouge. Il n’est pas rare qu’ainsi, le narrateur qui se confie à un biographe, vive quelque chose de l’ordre de la révélation ou de la guérison à propos de son histoire personnelle…

Une prise de distance salutaire, pour un écrit lisible par tous

La transcription que fait un biographe de votre histoire n’est jamais une transcription littérale, suivant mot à mot ce que vous avez dit ! Et c’est heureux… Car, dans cette apparente infidélité, se loge le souci de rendre lisible et accessible votre récit à vos futurs lecteurs.

En effet, le langage écrit n’est pas le même que le langage oral.
Même si vous vous exprimez à la perfection, ce que vous dites à l’oral, sauf exception, ne passe pas tel quel à l’écrit.
Il faut ôter ou modifier tout ce qui est lié à la situation d’une communication verbale de personne à personne pour amener le discours sur le plan d’une communication écrite par un narrateur-écrivain destinée à ses lecteurs.

On supprime alors les inévitables répétitions, qui alourdissent le texte et donc sa lecture.

Sauf exception, on modifie certaines tournures de phrases trop familières.

On complète les phrases inachevées, dont le sens devient obscur en l’absence du ton et de l’expression du visage des narrateurs.

On réorganise les idées et les souvenirs de manière à leur donner un ordre logique, de sorte que le lecteur ne soit pas perdu dans leur enchaînement…

Enfin, par le recul qu’il a, le biographe peut alerter le narrateur sur le risque de blesser des lecteurs, d’en être mal compris, voire à l’extrême, d’être accusé de diffamation. Ceci est particulièrement à prendre en considération dans ce travail en duo que vous entreprenez avec un biographe !

Une fidélité à toute épreuve !

Le biographe retravaille donc le texte de manière à ce qu’il soit compréhensible et agréable à lire pour tous et qu’il ne possède pas d’aspects litigieux, nuisibles aussi bien pour le biographe que pour le narrateur, sans parler bien sûr des lecteurs.

Dans ce travail sur le texte, il veille également, et c’est là tout le paradoxe, à être le plus possible fidèle à l’esprit et à la forme du récit du narrateur.

À l’esprit, car ce pas de côté effectué du fait de la nécessité de passer de l’oral à l’écrit ne lui fait pas perdre de vue ce que le narrateur veut transmettre.

À la forme, car même s’il doit renoncer à ce qui à l’écrit ne passe pas, le biographe doit conserver le ton, certaines expressions ou tournures de style qu’affectionne particulièrement le narrateur.

Au final, le narrateur doit avoir le sentiment d’avoir lui-même écrit le texte, et ses lecteurs être en capacité de le reconnaître voire de l’entendre raconter son histoire : « Ah, ça, c’est bien lui ! ».

Écrire une histoire de vie…